Olivier Pla

Dans chaque discipline où il est passé, Campus, F3, GP2 et maintenant Sport Proto LMP2, Olivier a récolté des victoires. Classé dans le Top 10, et premier LMP2, des pilotes les plus rapides au monde en sport proto, Oliver est la valeur sure du sport auto Français.

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Tiago Monteiro

Le portrait type du pilote moderne

Après deux saisons, 2005 et 2006, en F1. Après une saison 2007 le consacrant meilleur rookie, il repartira dans le championnat WTCC au sein de l'équipe officielle SEAT.

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Kévin Estre

Après deux saisons en Carrera Cup, il décroche en 2009 le titre de Champion Junior en y ajoutant le panache de cinq victoires, le record.

2010 le reverra en Carrera Cup au sein du Team ASP Sofrev, toujours soutenu par Anaveo, avec le titre comme objectif. De plus il participera au Championnat GT3 FIA sur une Porsche GT3 Cup R du team Belge Muehlner Motorsport avec de réelles ambitions.

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Dino Lunardi

L'apprentissage au GT3 FIA sur une Viper Oreca en 2009 et un programme tronqué en 2009 sur une Ford Matech, Dino s’attaquera en 2010 à un double défi.

Le Championnat GT3 FFSA sur une Audi R8 au sein de la nouvelle équipe SainteLoc de Sébastien Chétail et le GT3 FIA sur une Corvette Callaway.

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Le parrain

parrain

Jean-Louis Moncet,
son blog en direct ici

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Actualités de Dino Lunardi

Championnat d'Europe GT3 FIA 2009 :

  • 02-03 Mai: Silverstone (GB)
  • 23-24 Mai: Adria (I)
  • 27-28 Juin: Oschersleben (G)
  • 25-26 Juillet: Spa (B)
  • 29-30 Août: Budapest (R)
  • 12-13 Septembre: Algarve(P)
  • 10-11 Octobre: Zolder (B)
  • 21-22 Novembre: San Luis (Ar)

Dino Lunardi mange son pain noir des deux côtés des Pyrénées

Auteur de nombreux coups d’éclat depuis le début de la saison sur les deux fronts du GT3 où il est engagé, Dino Lunardi a vécu coup sur coup deux week-ends noirs, au volant de sa Corvette « européenne » en Espagne, comme avec son Audi « française » dans le Poitou.

Ainsi, lors du troisième meeting du championnat d’Europe FIA GT3 à Jarama, Dino et son coéquipier Toni Seiler auraient tout à fait pu rééditer leurs podiums de Silverstone et de Brno. « Nous avons eu du mal à trouver le bon équilibre aux essais, l’avant de la voiture sautait comme un cabri, d’où des qualifications plutôt moyennes. On a travaillé pour améliorer le set-up en vue de la course. Dans la première, Toni était remonté de la 12ème à la 9ème place quand il m’a laissé le volant, mais le démarreur a collé au moment de repartir et on a perdu une bonne minute. Ensuite, j’ai pris un super rythme et j’étais remonté aux portes du Top 10, quand un caillou a percé le radiateur de boite. »

Le lendemain, Dino s’élance de la 7ème place avant de se faire percuter par l’Audi d’Ammermüller. « Le train arrière s’est ouvert dans le choc. J’ai rendu la voiture à Toni en 6ème position, mais le comportement était si dégradé que les pneus se sont usés anormalement, et il n’a pu faire mieux que 13ème. Samedi comme dimanche, nous aurions pu prendre des points. C’est frustrant, mais c’est la course. »

Le circuit du Val de Vienne a soufflé ses 20 bougies au moment où le championnat de France FFSA GT 2010 basculait dans sa deuxième demi-saison. Mais Dino n’a pas été à la fête pour autant ! Dès les premiers essais libres, un problème de blocage de boite au rétrogradage l’expédie hors de la piste et réduit le temps disponible pour les réglages. « Le temps qui restait, je l’ai laissé à mon équipier Marc Sourd pour qu’il puisse prendre ses repères, parce que c’est vraiment avec les pilotes B que se joue la course. » Puis, un problème de direction assistée complique encore la tâche de l’équipe. Malgré un 5ème temps en pneus usagés, l’Audi paye son déficit de mise au point en qualification. Mais le problème principal de la voiture allemande fut son allergie chronique à la chaleur qui a sévi tout le week-end sur le circuit Poitevin. « Dans la course 1, elle a commencé à se mettre en sécurité pendant le relais de Marc, et j’ai eu le même problème un peu plus tard. Il fallait attendre, réinitialiser le système pour pouvoir repartir. C’est vraiment dommage, car en course, l’auto se comportait bien, je pense que nous dégradions moins nos pneus que certains de nos adversaires. Nous sommes partis 18èmes, arrivés 9èmes, mais avec le 3ème temps en course ! »

Dimanche, la température élevée transforme à nouveau la course de Dino et Marc en calvaire. « Nos performances de la course 1 nous avaient redonné confiance. Au niveau du châssis, c’était parfait, mais dès le premier tour, la voiture s’est encore mise en sécurité. J’ai bien failli me faire percuter parce je n’avançais plus, j’étais bloqué à 5000 tours/minute. Je coupais le contact et je le remettais rapidement de manière à réinitialiser le système, je redoublais deux ou trois voitures et ça recommençait… » Malgré ces incidents à répétition, Marc pointe au 9ème rang en vue de l’arrivée. Hélas, une incompréhension entre les deux voitures de l’équipe Saintéloc-Phoenix entraîne l’abandon de la n°8 de Mérafina, et pas mal de dégâts pour la n°16 ! Marc parvient à lui faire franchir la ligne d’arrivée à la 11ème place.

Dino espère avoir terminé sa ration de pain noir et compte sur la manche française du championnat d’Europe FIA GT3 pour retrouver le chemin du succès. Rendez-vous les 3 et 4 juillet au Paul Ricard !


Podium à Oschersleben

Dino Lunardi s’est offert son deuxième podium en deux meetings du championnat FIA GT3, le week-end dernier à Oschersleben. Avec 18 points, le pilote ICSport est le mieux placé de l’équipe Matech et des Ford GT. Oschersleben (Allemagne)

Course 1 :
Position sur la grille de départ : 2ème
Résultat : 3ème

Course 2 :
Position sur la grille de départ : 28ème
Résultat : 12ème

Un mois après ses prouesses d’Adria où il avait remporté sa première victoire dans le championnat FIA GT3, Dino Lunardi retrouvait le volant de la Ford GT de l’équipe Matech, le week-end dernier sur le circuit d’Oschersleben, situé à 25km au Sud-Ouest de Magdebourg, dans l’ancienne Allemagne de l’Est. Contrairement à la première intuition, la première impulsion n’est pas toujours la bonne dans une discipline fourmillant de richesses sportives (32 équipages, une dizaine de marques prestigieuses) et de malice… Nombreux étaient les équipes qui trouvaient une astuce pour contourner le règlement qui stipule que les premières montes de pneus du week-end doivent être celles de la course précédente. Matech décidait de rester fidèle à l’esprit de la réglementation et l’équipage Dino Lunardi/Eric De Doncker avait du mal à dompter une monture particulièrement rétive et nerveuse avec ses fers d’Adria.

A la suite d’une énième ruade, Français était même soudainement désarçonné en essais libres. « L’équilibre de l’auto n’était pas parfait et je me suis fait piéger avec les pneus usés. Je suis sorti de la piste et j’ai violemment tapé le mur. J’étais penaud mais Matech a fait un travail humain et technique formidable en me soutenant et en préparant une auto impeccable pour les qualifications. Son professionnalisme nous a remis sur le droit chemin après quelques tergiversations malheureuses dans le choix des réglages. La petite appréhension que j’avais en reprenant le volant s’est vite dissipée et j’ai rempli mon contrat en installant notre Ford GT sur la 2ème ligne de la grille de départ de la première course. »

Dino prenait un envol parfait et virait en 2ème position avant de buter sur l’Aston Martin du poleman, Thomas Accary. « Notre déficit de puissance est toujours un frein aux dépassements, alors j’ai préféré assurer un bon relais et creuser l’écart avec mes poursuivants pour tendre le volant à Eric dans de bonnes conditions. Il a été très solide sur la fin et ce podium était une belle récompense après un début de week-end délicat. Il nous permettait aussi de consolider notre place au classement général, à une dizaine de points des leaders. »

Retardé lors des qualifications par un concurrent étourdi et par des drapeaux rouges, Eric De Doncker positionnait la Ford GT à la 28ème place de la grille de départ de la seconde course et terminait son relais à la même place avant de confier le volant à Dino. « La voiture épousait mieux les conditions de piste et mon pilotage. Malgré le trafic et des pneus usés j’ai signé le 3ème meilleur tour en course, mais je partais de trop loin pour espérer marquer des points, à moins d’une neutralisation ou d’une hécatombe. Je termine aux portes du top 10, c’était un bon entraînement pour une remontée difficile sur une piste étroite et assez sinueuse. »

Les deux prochaines courses du championnat FIA GT3 auront lieu au Portugal, le 13 Septembre, sur le circuit flambant neuf de l’Algarve. Un tracé vallonné, large et moderne qui fait l’unanimité chez ceux, pilotes de Formule 1, d’A1GP ou de GT, qui l’ont emprunté. « On attend ce rendez-vous avec impatience » reconnaît volontiers le pilote ICSport, « C’est un circuit sécurisé et moderne. Matech a pu y tourner pendant l’intersaison et si j’étais retenu par des obligations professionnelles, Eric De Doncker y était plutôt à son avantage. »

En attendant la découverte de l’Algarve, Dino se concentre sur un projet qui lui tient à cœur, les 24 heures de Spa. « On y travaille et Christian Bouas a trouvé quelques opportunités. Il reste maintenant à en concrétiser une ce qui n’est jamais facile à ce niveau de compétition. Ma préférence va logiquement à un accord avec Matech, c’est une équipe fabuleuse et j’aimerais prolonger l’aventure au maximum avec elle. »

FIA GT3_Newsletter_ OberschJuin 2009 


Première victoire 2009 d’ICSport, signée Dino Lunardi

Dino Lunardi a remporté sa première victoire en FIA GT3, le week-end dernier à Adria. Rencontre avec un grand monsieur…

Dino, au sortir de Silverstone vous craigniez que le rééquilibrage opéré par la FIA plombe votre saison. La FIA a-t-elle revu sa copie avant Adria?
Oui, elle a adapté le tir. Notre voiture est identique à celle de Silverstone mais d’autres, comme les Morgan, les Corvette et les Ferrari ont été un peu modifiées dans leur globalité. Par exemple, la Ferrari a gagné en puissance mais a un handicap de poids. Pour ce qui nous concerne, la Ford GT possède un châssis excellent, à la fois très rapide et économe de ses pneus, mais on a toujours un déficit de puissance et il est donc difficile de se battre en début de course : on perd 20 mètres en ligne droite et il est utopique d’espérer les rattraper en un seul freinage!

Le circuit d’Adria vous était inconnu. Comment avez-vous vécu cette première expérience?
Je me suis préparé en cherchant toutes les vidéos de caméras embarquées et en étudiant toutes ses spécificités : trajectoires, points de corde, distances de freinage. Ça a payé puisque je n’ai mis que quatre tours à trouver le bon rythme. C’est un tracé très court de 2,7km, que 30 voitures empruntent en même temps. Grosso modo, ça fait une voiture tous les 70 mètres;! L’impératif est donc de bien gérer le trafic pour réussir ses qualifications.

Comment fait-on pour faire la différence sur 2,7km? Vous avez relégué les autres Ford GT à une demie seconde en qualifications…
Il n’y a pas de secret, c’est un ensemble. Je me suis rapidement adapté au tracé. Je n’ai pas hésité à passer dix minutes, à pied, dans chaque virage pour voir où se situaient le dévers, les bosses. Et puis, nous avons bien travaillé avec mon équipier, Eric De Doncker, pour perfectionner les réglages. Le pilotage ne fait pas tout, il faut que le set-up soit parfait et il était quasiment idéal pour moi à Adria.

Vous avez progressé d’une seconde entre les essais libres et qualificatifs, alors que d’autres ont marqué le pas. Aviez-vous anticipé ce bond en avant?
La progression était logique car nous avons chaussé des pneus neufs en qualifications et dans cette séance il faut se cracher dans les mains! En essais libres, on cherche surtout à travailler sur l’aspect technique et pas sur la performance pure. Mais il est vrai qu’il faut gérer le trafic et exploiter les pneus au pic de leur potentiel.

L’équation est donc Gestion du trafic + Exploitation des pneus = performance. CQFD en qualifications!
Tout à fait! C’est une grande part de la réussite.

D’où des qualifications sur un petit nuage…
Oui. Nous avons modifié notre approche des qualifications. Nous avons décidé que je participerais à la séance des pilotes B, qui n’a finalement de B que le nom car beaucoup de gros calibres s’y alignent. L’idée était d’assurer la pole position et à partir de là de creuser un gros écart en début de course pour donner le volant à Eric avec une bonne avance. On a permuté nos positions en qualifications en sacrifiant un peu les qualifications d’Eric car il est un peu moins rapide, mais nous voulions assurer de gros points dans la première course.

Le fait qu’Eric soit moins rapide est-il admis au sein de l’écurie, en toute sérénité?
Oui, Eric accepte cet aspect des choses, mais il faut souligner que c’est un travail d’équipe. Nous travaillons de concert pour réduire l’écart car plus il sera rapide et plus notre tandem sera performant. De plus, notre entente est parfaite. En termes de réglages, de technique et d’approche de la course, nous sommes en phase, il y a une grande honnêteté intellectuelle et sportive et nous formons un tandem très complémentaire.

Après Silverstone vous nous aviez dit «A Adria, il faudra voir l’arrivée, ce sera presque synonyme de marquer des points». Ça a été bien plus que ça !
Il est vrai que, vu le manque de performance qu’on avait à Silverstone, on ne savait pas trop à quoi s’attendre, notamment avec le rééquilibrage des performances de la FIA. On était dans l’inconnu, mais dès les premiers essais libres on a senti qu’on était dans le coup. La deuxième séance, nocturne, a été un véritable régal. De nuit, c’était grisant, je me suis lâché, c’était un moment fort du week-end.

En course, la voiture de sécurité a-t-elle facilité votre course ?
Contrairement à une idée reçue, pas vraiment ! La neutralisation est intervenue 3 tours avant notre ravitaillement. J’ai immédiatement dit à mon équipe que je plongeais dans les stands et qu’elle prévoie le relais. Mais j’avais près de 30 secondes d’avance et la voiture de sécurité a réduit cette avance à 15 secondes. Les choses se sont donc compliquées. Mutsch était très rapide et il est rapidement revenu sur Eric. Mais Eric est un vieux briscard, il est doué, et je ne pense pas qu’il aurait perdu sa place.

Une première victoire en FIA GT3, c’est un grand moment de bonheur…
Oui, mais on a les pieds sur terre. La 2ème course se profile et il faut rester concentré. Et puis, finalement, le goût sucré de la victoire devient amer avec la déception de la seconde course.

Parlez-nous de la 2ème course…
Eric a pris le départ en 23ème place au milieu de fous furieux et il m’a tendu le volant alors qu’il était 17ème. Je suis remonté à la 7ème place mais le pare-brise d’une Audi, posé sur le bas-côté, m’a volé au visage alors que j’entamais un dépassement. Mon radiateur s’est percé, fin de la course.

Dino Lunardi, ça fleure bon la Mozzarella di bufala! Etiez-vous particulièrement heureux de sabler l’Asti, pardon, le champagne, à Adria?
(Rires) J’étais très content d’être là sur la plus haute marche du podium. Mais je n’ai d’Italien que le nom

FIA GT3_Newsletter_Oschersleben Mai 2009 


Dino Lunardi a achevé son premier week-end de course du championnat FIA GT3 avec une entrée dans les points à Silverstone, et une mise au point à faire…

Le quatrième championnat FIA GT3 de l’histoire s’est ouvert le week-end dernier dans l’un des temples de la vitesse du vieux continent, le très sélectif circuit de Silverstone. C’était l’occasion pour l’un des pilotes d’ICSport, Dino Lunardi, d’entamer sa collaboration avec l’écurie championne en titre, Matech Racing, dans le cadre d’une compétition internationale. Heureux présage, la météo était au beau fixe ! « On s’attendait à avoir un temps ‘so British’ mais on a eu droit à du soleil trois jours d’affilée ! » s’amuse Dino, « Les conditions climatiques étaient donc optimales pour la région et pour les premières courses du championnat. »

L’équipage Dino Lunardi/Eric De Doncker entamait son rendez-vous anglais avec un timide 18ème chrono mais connaissait la plus forte progression du plateau dans la seconde séance. Un bond de plus de deux secondes et de 15 places dans la hiérarchie. Dino était le plus rapide des pilotes Ford GT mais son baromètre personnel annonçait une chute de pression. Les nuages qui sont venus assombrir le ciel de Dino n’étaient pas de type cumulo-nimbus mais plutôt cumulo-malus. Le Nîmois s’est rendu compte dès les essais libres qu’en voulant rééquilibrer le plateau via des ajustements qui de puissance, qui de garde au sol, qui de poids, la FIA (Fédération Internationale de l’Automobile) était allée à contrecourant. « La balance de performance mise en place par la FIA joue en notre défaveur » constate amèrement Dino, « L’année dernière, la Ford GT était très performante mais ses rivales ont énormément progressé cet hiver alors que nous avons continué à faire confiance à la même configuration. »

À Silverstone, les carences de la Ford GT étaient flagrantes, une perte de 12km/h dans les lignes droites. Un déficit que Dino traduit par un manque de 30cv.

En qualification, Eric De Doncker part à la faute et échoue au 16ème rang de la grille de départ de la première course. Dino assure quant à lui une place sur l’extérieur de la 2ème ligne de la seconde manche. « L’équilibre de l’auto était bon et la performance globale était assez bonne mais nous avons tous décelé un problème d’usure prématurée des pneus qui n’étaient pas vraiment adaptés aux conditions. En partant 16ème, Eric s’est donc montré prudent au début de son relais et il a su éviter les accrochages des premiers virages. J’ai débuté mon relais à la 20ème place et mon rythme est allé crescendo alors que celui de nos concurrents partis trop vite s’est écroulé en fin de parcours. J’ai doublé deux ou trois voitures par tour et je suis rentré dans les points, à la 7ème place. Même si nous avons péché au niveau de la puissance, Matech Racing avait préparé une voiture idéale pour les conditions de piste. »

Forts de ces deux points et de la position de la Ford GT n°2 sur la grille de départ, l’équipage italo-belge aborde la deuxième course avec confiance. Au volant à l’extinction de la rampe des feux rouges, Dino se faufile rapidement en 3ème position. « Ma stratégie était basée sur une économie des pneus, quitte à perdre quelques longueurs sur les premiers en début de course. Je voulais surtout être dans le bon wagon au moment de passer le relais à Eric, » explique Dino. Las, la Porsche d’Edwards percute le pilote Matech Racing dont la Ford GT part en toupie, train arrière ouvert. Reparti 12ème, Dino tendra le volant à Eric De Doncker qui coupera la ligne d’arrivée en 11ème position. « Le résultat est forcément décevant, mais la FIA remettra probablement les choses à plat et j’espère qu’avec un nouveau rééquilibrage des performances nous pourrons nous battre à armes égales. C’était un week-end noir pour Matech Racing car sa deuxième voiture a également été victime d’un accrochage. Lorsque l’on est en retrait, on se retrouve souvent dans les mauvais coups, il faut savoir l’accepter car ça fait partie de la course automobile. Cela étant dit, nous sommes déçus mais aussi et surtout confiants car nous avons été performants dans un environnement qui n’était pas le plus favorable pour nous. »

Le deuxième rendez-vous du championnat FIA GT3 emmènera les 37 équipages dans le nord de l’Italie, à Adria, le 16 mai. Le circuit situé sur le Golfe de Venise est totalement inconnu de Dino. « Ça pourrait tourner à la tombola car c’est un véritable tourniquet de 2,5km où les possibilités de dépassement sont réduites » observe le Gardois. Pour pimenter la sauce italienne, la première course se disputera en nocturne et il faudra donc gérer nombre d’impondérables, « Voir l’arrivée sera presque synonyme de marquer des points » conclut Dino.

FIA GT3_Newsletter_Mai 2009


Dino Lunardi : Objectif titre en GT3 FIA

En 2009, Dino Lunardi pilotera une Ford GT de l’écurie Matech GT Racing dans le championnat GT3 FIA.

L’écurie

Après une saison d’apprentissage à l’école de la difficulté, Dino Lunardi effectuera en 2009 sa deuxième année de championnat GT3 FIA avec sérénité et ambition. Avec le soutien de son fidèle partenaire Les Grands Garages du Gard et grâce au travail de fond d’ICSport qui gère sa carrière, mais aussi et surtout grâce à ses qualités de pilote, le Nîmois rejoint en effet l’équipe suisse Matech GT Racing pour disputer le championnat qui, bien que fondé en 2006, se pose comme l’une des références dans le monde du GT. « C’est un programme qui s’inscrit dans la continuité, » explique Dino en retraçant son premier parcours en GT3 FIA « En 2008, après les déboires de début d’année j’ai gagné en confiance en changeant de voiture et donc d’équipe grâce à l’honnêteté intellectuelle et sportive d’Hugues de Chaunac, dont la Dodge Viper ne répondait aux attentes de personne. Avec la Ferrari 430 du JMB Racing, les résultats sont rapidement tombés » poursuit l’auteur de deux podiums et de six arrivées dans les points.

Enrôlé par l’équipe qui s’est adjugée la couronne réservée aux teams en GT3 FIA, Matech GT Racing, dans le cadre de la finale du championnat GT3 FFSA, Dino Lunardi a planté les jalons d’un rapprochement définitif avec l’écurie suisse en dominant l’épreuve de la tête et des épaules. Au volant d’une Ford GT et sur le billard de Magny-Cours réalisé en trois bandes : pôle position, victoire et record du tour ! Mieux, Dino a découvert une écurie d’un professionnalisme rare et en rupture avec l’image d’Epinal véhiculée par les équipes Germanophones. « Une attitude chaleureuse, un grand professionnalisme, le souci du détail, autant de qualités qui m’ont convaincu que ma carrière en sport automobile devait passer par Matech en 2009. L’envie était mutuelle après notre succès et nous avons passé l’hiver à finaliser notre collaboration. »

La voiture, l’équipier

Avec la Ford GT, qui développe 550cv pour un rapport poids puissance de 2,1 et qui possède une boîte de vitesses séquentielle à six rapports, Dino estime disposer de « L’auto la plus performante du plateau. C’est une voiture saine dont le moteur possède un gros couple et qui est bien adaptée à ma façon de piloter, en général plutôt fluide. »

L’équipier de Dino pour ce projet 2009 ? Le Belge Eric de Doncker, champion en titre GT4 FIA. « Oui, » sourit Dino, « Je suis ravi d’intégrer une structure aussi forte et homogène, et je remercie sincèrement tous ceux qui ont rendu cet accord possible, notamment les Grands Garages du Gard, pour leur soutien et leur amitié depuis cinq ans. Sans eux, ce projet n’aurait pas pu aboutir. Il faudra arriver à trouver le compromis entre mon style et celui d’Eric mais c’est un grand pilote de course, un champion et nous savons tous les deux que le succès passe par un travail en piste mais aussi en dehors et je ne me fais aucun souci là-dessus. »

Les circuits

Confortant son statut de série moderne et compétitive, le championnat GT3 FIA proposera un plateau composé d’une cinquantaine d’équipages et d’une dizaine de voitures différentes ayant un dénominateur commun, le prestige : de la Ford GT à la Ferrari 430 en passant par des Aston Martin, Porsche, Corvette, Jaguar ou encore Lamborghini.

En 2009, le calendrier GT3 FIA comportera six dates de deux courses, dont un nouveau rendez-vous sur le très moderne autodrome d’Algarve inauguré à la fin 2008 et qui, depuis, accueille les locomotives des sports mécaniques : F1, GP2, A1GP, Superbike. « C’est une découverte pour tout le monde mais nous passerons une ou deux journées d’essais sur place et ce sera l’occasion de découvrir le tracé et ses subtilités. Honnêtement, je ne me pose pas de questions car il est rare d’avoir la chance d’aborder un championnat avec aussi peu de points d’interrogation. Oui, mon objectif sera le titre en 2009 ! »

Calendrier GT3 FIA 2009 :

Dates Course Pays
03/05/2009 Silverstone Angleterre
16/05/2009 Adria Italie
21/06/2009 Oschersleben Allemagne
13/09/2009 Autódromo Internacional do Algarve Portugal
04/10/2009 Paul Ricard France
14/11/2009 Dubaï Emirats Arabes Unis


FIA GT3_Newsletter_Février 2009


Une "pige" en France soldée par une victoire

« Si la saison a démarré plutôt difficilement, je peux reconnaître qu’elle s’achève positivement, avançait Dino après la victoire. Revenir en France avec Matech était un souhait de leur part avec un équipage de pointe… La découverte de la voiture sur ce tracé atypique nous interpellait en amont des essais qualificatifs qui plus est, avec des pneus Pirelli alors qu’habituellement en FIA, l’équipe utilise des Michelin. Et sans le problème électrique dont nous furent victimes durant la première course, nous pouvions réaliser un « carton plein ! » Avec les deux meilleurs tours en course et les deux pôles positions à l’issue des essais, nous avons démontré le potentiel de la Ford et de l’ensemble de l’équipe… »

Ainsi, le nîmois Dino Lunardi qui n’a pas besoin de mettre en évidence son « savoir faire » s’est rappelé au bon souvenir de tous sur le sol français ! A l’heure actuelle, il se prépare pour le grand déplacement à Dubaï pour la finale du FIA-GT3 : « je pars chez les Emirats bourré d'appétences car, pour la deuxième fois de la saison, je vais évoluer avec le team JMB que j’ai découvert à Nogaro. J’essayerai de faire au mieux afin de préparer 2009 dans les conditions optimales. Mon souhait serait de faire évidemment de l’endurance en GT2 ou en GT3 mais, surtout sans perdre mon contact privilégié avec Peugeot Sport qui, après mon titre en Spider 2007 m’a permis d’essayer sur le circuit Paul Ricard, la fabuleuse 908… »

FIA GT3_Newsletter_Octobre 2008


Dino Lunardi à Nogaro

« Nogaro fut un grand moment, raconte Dino Lunardi après un meeting gersois mi-figue par la pluie des essais, mi-raisin par la récolte réalisée au cours des deux courses. » L’unique manche française du FIA GT3 a révélé quelques bonnes suprises au cours de ce rendez-vous annuel.

Satisfait, se montrait le nîmois jamais avare de commentaires après des endurances où il se donne coutumièrement à fond ! Le pilote est ainsi constitué, de tempérament passionnel, il le traduit par du concret sur la piste. Même si, ses essais qualificatifs ne furent pas du meilleur cru, en courses ils ont fermenté dans cette région viticole pour se parfaire en meilleur cru ! « D’autant plus, avoue le pilote, que le début de la saison ne fut pas facile, je ne m’attarderai pas sur le sujet. Mais tout s’est bien terminé puisque après avoir quitté Oreca après le meeting catastrophique de Brno en République Tchèque, j’ai remué ciel et terre pour trouver une place dans le discipline, c’est finalement auprès du JMB Racing que j’ai trouvé la réponse à mes recherches. Ce fut donc à Nogaro, l’heure de la familiarisation, de l’apprentissage avec la Ferrari 430… et tout ce qui fonctionne avec et bien évidemment la découverte de mon nouvel équipier, Mickaël Petit… »

Finalement, après des essais modestes, ils furent superbement rattrapés dans les deux courses. Ainsi, dans la première endurance d’une heure, l’homme a cravaché dur pour aller chercher le podium. Il grimpait sur la troisième marche avec un sourire aussi large qu’une banane et son équipier Petit, en était tout hilare. « « C’est vraiment du bonheur de parvenir à ce résultat alors qu’au début de week-end j’étais dans une totale inconnue. »

Dans la course 2, Dino Lunardi et Mickaël Petit furent moins heureux : « j’ai confié la Ferrari à Mickaël en 10ème position, parti en fond de grille ! Malheureusement, il a commis une petite faute en quittant la piste pour faire  brouter de l’herbe à la Ferrari ce qui l’obligea à passer aux stands pour nettoyer les écopes d’air ! » Finalement, les duellistes terminent 14ème mais Dino effectue un sacrée remontée au classement général puisqu’il est désormais, avant la finale à Dubaï, en novembre prochain, en cinquième position.

Mais auparavant, celui qui ne peut rester en place sera la week-end prochain à Magny-Cours pour disputer la finale du GT France avec l’équipe Matech sur une Ford GT. « L’équipe vient faire une petite incursion dans ce championnat national, je les y accompagnerai et en suis très heureux. »

FIA GT3_Newsletter_Octobre 2008


Un coup d’essai en GT France à réitérer !

Dino Lunardi on ne le présente plus ! Garçon doué et d’une capacité d’adaptation exceptionnelle, ce nîmois vient de vivre un week-end dans le Championnat de France GT3 en « pigiste » au volant d’une Ferrari 430 de Sport Garage après avoir été repéré par Paul Surand, le « boss » de chez Anaveo.

Au Val de Vienne, tracé que le sudiste a déjà foulé au cours de ses précédents engagements, les dés étaient vite jetés pour l’équipage engagé en GT3. Pour Dino actuellement acteur en GT-FIA, cette opportunité « à la française » lui donnait le goût du « bien faire » raison pour laquelle en fin metteur au point qu’il se démarque, les essais libres passaient par la case étude ! « Pour embellir mon bagage technique (il a récemment roulé en Peugeot 908 après son titre en THP Spider Cup), j’ai ouvert mon cœur à toute sollicitation. Paul Surand qui revenait à la compétition après un terrible accident en 2007 à Nogaro se remettait dans le baquet après une année sabbatique forcée. Pour se relancer dans des conditions optimales, il m’a fait appel ! Certes, le Vigeant n’est pas mon circuit préféré mais le travail d’apprentissage des deux parties était un défi auquel je me suis lancé avec passion. Nous nous sommes aidés mutuellement que ce soit en essais chronométrés ou au cours des deux endurances d’une heure chacune… »

C’est ainsi que se conçoit les plus « grands » équipages en alliant cet esprit de complémentarité fratricide. Dans la course 1 alors que Dino Lunardi était en charge de la première partie, il optait pour un rythme sécuritaire en raison de sa place sur la grille de départ : « troisième en course (GT3), première voiture du team (qui en compte quatre), nous plaçons notre Ferrari 430 en neuvième position… »

Pour la qualification 2, l’équipe a travaillé avec l’ingénieur « maison » afin d’améliorer le comportement du « cheval cabré ». « Les résultats ne se sont pas faits attendre… » fait remarquer Dino, tout à sa joie. « Première Ferrari à 4/10ème du « poleman » Soheil Ayari était prometteur et motivait la troupe pour aller accrocher le podium GT3. « Nous sommes partis sur un réglage de voiture stable pour la fin de course, ce qui au début bien évidemment la rendait moins à l’aise que les Lamborghini en particulier, souveraines durant le week-end. Et puis, les incidents de course multiples et variés, ont provoqué bien des perturbations dans le peloton, il fallait par exemple rouler entre les déchets ! Je commençais à revenir sur les deux Lambo de tête lorsque je partais à la faute et perdait une place ! Au changement de pilote après avoir poussé le relais au maximum du temps imparti, Paul s’est lancé en deuxième position mais, n’ayant pas respecté le temps minimal dans les stands, nous avons écopé d’un « stop and go », anéantissait une grande partie de la construction de notre course… » qu’ils terminent avec regret au pied du podium.

De toute évidence, les duellistes, Paul Surand et Dino Lunardi sont faits pour se compléter… en attendant de connaître la suite du programme du sudiste, destination le GT-FIA en Allemagne. Quel rythme pour Dino Lunardi !

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